Jean-Pierre Chevènement a réaffirmé dimanche qu'il prendrait en décembre sa décision sur une éventuelle candidature à la présidentielle, en fonction "de la place" que le futur candidat socialiste ferait aux "préoccupations" de son parti, notamment sur l'Europe.
"Nous prendrons une décision en décembre quand le candidat du parti socialiste aura été désigné, sur une équation globale, en fonction bien entendu de la place qu'il fera à nos préoccupations", a déclaré M. Chevènement lors de l'université d'été du MRC aux Ulis (Essonne), selon le texte de son discours transmis à l'AFP.
"En tout état de cause, nous devons être prêts à ne pas soutenir le candidat socialiste si son orientation devait ouvrir la voie à de nouvelles déconvenues," a souligné le président d'honneur du MRC.
Le "critère décisif des choix que nous aurons à faire (...) sera le sort fait à la constitution européenne. Nous ne pourrions soutenir qu'un candidat socialiste qui prendrait en compte le vote du 29 mai 2005", a-t-il averti.
"Nous savons ce dont la gauche a besoin: d'un ressourcement en profondeur des valeurs de la République, dans une démocratie qui rendra ses couleurs à la nation, dans une Europe conçue comme une union de nations républicaines".
Estimant que le favori des sondages à droite, Nicolas Sarkozy, "cherche (...) à récupérer la thématique républicaine dans des champs comme par exemple l'école", l'ancien ministre a mis en garde "la gauche" contre la tentation "sous la pression de son aile libérale-libertaire, à prendre le contre-pied de ces thèses" et à se "réfugier dans l'idéologie post-soixante-huitarde".
Soulignant que le "redressement de la gauche sans lequel il n'y aurait pas de vraie victoire (...) a toujours été notre but", M. Chevènement a conclu que "l'objectif est clair, même s'il est difficile: assurer la victoire de la gauche, au service de la République, au service de la France".
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