Francis Martin en est le président départemental Revigoré par l'élection de la conseillère générale Anne-Marie Escoffier lors des dernières sénatoriales et d'une dizaine d'élus à des postes
clés dans les communes, plus une dizaine d'autres au sein de divers conseils municipaux, le groupe aveyronnais du parti radical de gauche (PRG) affirme ses positions.
Hier matin, au siège de la rue de l'Embergue, à Rodez, Francis Martin, le président départemental, et Daniel Rozoy, entre autres adjoint à la mairie de Rodez, ont tenu à le faire savoir.
« La
présence de tous ces élus n'était pas arrivée depuis bien longtemps. Politiquement nous suivons une ligne rigoureuse, humaniste, logique et réfléchie », résume Francis Martin, lançant en
quelque sorte la prochaine campagne d'adhésion. « Notre objectif est de pouvoir nous présenter partout et où l'on voudra lors des prochaines élections, à commencer par 2 010 et les régionales. »
Un souffle d'indépendance qui les écarte de la rive du parti socialiste. « Nous discuterons élection après élection, à condition que les engagements soient respectés. A commencer par ceux de
Rodez où le PS nous avait promis une vice-présidence et un poste salarié à l'agglo. Tant que cela ne sera pas réglé, il n'y aura pas de discussion » , détaille Daniel Rozoy, concerné au premier
chef. « Mais, attention, cela ne m'empêche pas de rendre le travail que m'ont confié les citoyens. » Les dirigeants du PRG ne cachent pas non plus vouloir prendre de la distance avec les
frictions mettant aux prises le maire d'Onet-le-Château, Fabrice Geniez, et celui de Rodez, Christian Teyssèdre. « On repart sur un combat comme celui vécu entre Censi et Puech, cela ne nous
intéresse pas. » Et le récent choix par la municipalité de Rodez de nommer Maïté Laur (Modem) à la vice-présidence du conseil d'administration de l'hôpital ne fait rien pour arranger les choses.
« Ils ont eu besoin de nous pour gagner, et aujourd'hui ils font sans nous », se désole Daniel Rozoy, à peine surpris de ce nouveau coup de passe-passe.
Puis, quitte à prendre ses distances, le PRG verrait d'un bon oeil Anne-Marie Escoffier « créer un petit groupe indépendant au sein du Département. Nous la verrions bien ensuite à la présidence
du département. » Le PRG nourrit des ambitions et des envies de liberté.
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